Portrait de femme - Cécile

Portrait de femme - CécileElles sont doctorantes, étudiantes, chercheuses...

Quelles sont vos plus belles réussites ?

Je ne sais pas du tout ! Côté personnel, peut-être l’écriture de pièces de théâtre.Ma dernière pièce montée date de 2013 et a été présentée à Redon, Rennes et Bain sur Oust. À une époque, j’ai aussi tourné en concours complet d’équitation. J’adorais le cheval et je suis allée jusqu’au niveau d’amateur 2 grand prix.

Qu’est-ce qui vous émeut ?

Côté professionnel, un souvenir qui m’a marqué : l’apprentissage du baguage des oiseaux et leur suivi. J’ai en tête l’exemple d’un « Phragmite des joncs » qui venait de Norvège que j’ai contrôlé et revu 1 an après. Il était passé entretemps par le Sénégal entre les deux destinations. Ce qui m’a émue, c’est le contact avec l’oiseau, le tenir dans mes mains, de sentir son coeur qui bat et d’accueillir son regard. On se sent toute petite et en même temps si responsable !

Qu’est-ce qui vous fait sourire ?

Tellement de choses ! Quelque chose d’infaillible, les lumières rasantes du soir ou du matin m’enchantent littéralement. Et la connivence, immanquablement !

Quel est votre plus vilain défaut ?

J’en ai beaucoup ! Ce serait dur d’en faire un best-of !

 

Le livre ou l’objet que vous apporteriez sur une île déserte ?

Une paire de jumelles et un guide ornithologique. On ne se refait pas !

La place des femmes ?

Dans le monde scientifique, notre place n’est pas évidente. On m’a refusé un poste de technicienne car on a estimé que je n’étais pas capable de tenir celui-ci sur le plan physique alors que j’avais réussi tous les tests de connaissance. Donc je trouve qu’à compétence égale, lorsqu’on est une femme, il n’est pas toujours facile de se faire entendre et respecter. Il faut continuer d’affirmer la place des femmes sans tenir compte des préjugés. J’ai la chance d’appartenir à une génération qui voit le regard de la société évoluer vis-à-vis des femmes.