La création du Cerela entre dans le cadre d'un meilleur accompagnement des étudiants tout au long de leur nouveau cursus. La réforme LMD promeut en effet clairement les études à l'étranger en permettant aux étudiants qui souhaitent acquérir une expérience de l'échange vers d'autres universités européennes de le faire sans pour autant retarder le cours de leurs études grâce à un système de transfert de crédits européens (ECTS). Qui dit échange, cependant, dit maîtrise des langues vernaculaires ou véhiculaires parlées dans les pays d'accueil. Les langues vivantes deviennent donc de facto partie intégrante du cursus universitaire, même pour les étudiants qui ne souhaitent pas en faire leur matière de spécialité. Le Cerela a pour mission de gérer deux sortes de ressources afférentes à ce qu'on appelle aujourd'hui les " langues pour spécialistes des autres disciplines " (ou LanSAD): les ressources pédagogiques et les ressources humaines
On peut diviser les LanSAD en deux catégories : les langues qu'on découvre ou redécouvre à son entrée à l'université d'une part, et celles dans lesquelles on reçoit un complément à la formation déjà dispensée dans le second degré d'autre part. Pour ce qui est de la première catégorie, les ressources pédagogiques sont multiples et variées. Le Cerela a pour mission de les regrouper et de les mettre à disposition. En ce qui concerne la deuxième catégorie, les ressources pédagogiques sont d'autant plus rares que le niveau de langue atteint demande une formation adaptée au parcours des étudiants. Ainsi, un étudiant de fin de licence ou début de master d'histoire qui aurait choisi anglais-LanSAD ne pourra pas recevoir le même enseignement d'anglais qu'un étudiant de sciences de la vie. L'enseignement s'adaptant au public, les ressources pédagogiques doivent également être adaptées à l'enseignement. Or, bien trop souvent, ces ressources pédagogiques n'existent pas en France, voire n'existent pas du tout. Le Cerela devra donc les rechercher à l'étranger puis se les procurer si elles existent, ou les créer le cas échéant.
La gestion des ressources humaines est également nécessaire au bon fonctionnement des LanSAD à l'université. Un assez haut degré de spécialisation dans l'enseignement signifie aussi qu'un seul et même enseignant ne peut pas dispenser tous les types de cours. Chaque enseignant titulaire doit obtenir l'aide d'un certain nombre d'enseignants vacataires. Le Cerela se doit de regrouper tous les enseignants au sein d'une seule et même structure afin de faciliter les échanges ainsi que la circulation de l'information. En plus des enseignants, le Cerela accueille également des moniteurs de langues car chacun sait que l'apprentissage et la maîtrise d'une langue demande beaucoup de temps mais qu'il n'est pas possible de multiplier à volonté les cours de langues hebdomadaires. Face à ce paradoxe, l'UBS souhaite réagir en proposant à tout étudiant, qui souhaiterait plus d'activité à caractère linguistique que ce qui peut lui être proposé dans le cadre des seuls cours, un encadrement de qualité afin de l'aider à compléter sa formation. Ce complément pourra se faire sous forme de travaux pratiques, soit en atelier, soit en laboratoire de langues, encadrés par des étudiants spécialistes de langues se destinant à l'enseignement.